mardi 28 juin 2016

Peace in Ireland

IRA a tué. Mon sang bouillonne. Ce sang celte que je perd.
Iras-tu, rejoindre la maldonne de ce sombre hémisphère ?

Ne jamais recommencer. Comprendre que nos aînés,
Ont une douleur portée et qu'ils soignent les blessés.

Va ! Prend les armes ! Ta belle épée !
Mais de ton verbe, âme ! Tu dois jouer !

C'est ton frère que tu occis.
Ton fils que tu renies.

Chaudes larmes pour un simple passeport,
D'une liberté qui t'es méritée.
Mais ta Terre n'est pas un humble port.
Elle veut sérénité et belles envolées :

De colombes et de joie dans notre cœur.
Et non de la mort que tu saurais pardonner.
Peux tu comprendre qu'il faut s'aimer ?
Même si, je le sais, tu as très peur.

Alors laisse ton fusil. Et aime tes frangines.
Je t'en supplie. Au nom des absents.
Ne recommence point dans ce présent,
Ce qui salit nos origines.
 


samedi 25 juin 2016

L'ange en chrysalide

Ainsi vois-tu pousser tes ailes.
Et percer le cocon. Avec de belles intentions.
Mais comme le joli papillon,
Que tu deviendras, attention au Soleil.


Regarde et vole, mais ne brûle pas comme Icare.
Parce que là haut, facilement l'on s'égare.
Ta beauté est jeune et pure.
Briser cela n'en est que plus dur.

Te voici Ange mais non une simple éphémère.
Ta vie consacrée au bonheur est ce que tu espères.
Et si tu ne veux pas voir couler la cire,
De tes beaux atouts sur un sombre délire,

N'oublie jamais la chute de tes sœurs.
Comme les pleurs que tu as connu dans ton cœur.
Mise en garde douce par amour pour toi.
Car si je pouvais rejoindre tes bras,

Nous fusionnerions de lumière...
Et nous devons laisser au temps,
Ta chrysalide s'éveiller au présent.
Donc, te protège-t-elle comme tes pierres.

Tendresses pour tout ce qui t'entoure.
Et laisse couler notre amour.




mercredi 22 juin 2016

La chute

Comment n'ai-je pu connaître ton rire auparavant ?
Et apprécier ton sourire qui me colle doucement,
A ton cœur, car tu nous vois connectés.
La sagesse d'une ange enchantée.

Alors tu doutes. Tu me déroutes. Et tu me demandes :
Est-ce que j'use de sortilèges ? Alors que non.
C'est simplement la banqueroute des mes amendes.
L'aura usée de mes ruines que je traine dans le superbe son,

D'une voix si belle et qui fait naître fleurs.
Et apporte notre beau Lotus dans le marais de mes peurs.

Pourquoi te savoir si loin ?
Dans ton pays lointain.
Il suffirait d'un peu de magie que tu crains.
Imaginer nous tenir les mains.

Mais tu le sais... N'ai-je trop abusé,
De notre Lion et sa Force abimée.
Alors voici notre lien douloureusement noué.
Une corde dont les marins se sont moqués.

Et maintenant tu réalises. Pourquoi tes ailes,
Ont une beauté que mes yeux y voient charnelles.
Résister à quoi ? Et pour quel émoi ?
Ouvre les yeux. Et chute avec moi.
Les anges peuvent vivre ici bas.



samedi 4 juin 2016

L'Oracle récalcitrante

N'as-tu point compris, tendre destinée ?
Oracle, je suis. Tout est faussé.
En ton cœur, je lis. Des paroles bien jolies...
Tout semble écrit. Et c'est cela que tu fuis ?

Que faire pour être naturel ?
Tu énonces : Sois toi même.
Comment ? En étant tout aussi rebelle,
Que toi dans cette matrice que l'on traine.

Fardeau de bien des mots.
Accrochés. Serait-ce notre lot ?
D'être fades et simples ersatz ?
Non. Être Oracle gratte nos humbles phrases.

Alors être le vivant et dire,
Que j'ai cette peur de voir partir...
Mes prédictions dans le vent.
Et que nous soyons comme avant.

L'avenir n'est que notre reflet.
Rien qu'à nos yeux, je le sais.
Nul besoin de couper court,
A des prédictions alentours.

Vivre l'instant présent.
Retrouver ce qui est dément.
Perdre pied en nous lisant.

C'est cela qui semblerait naturel ?
Et c'est toi ? Qui encouragerait notre résistance ?
Est-il bon de prendre nos distances ?
Je ne sais pas. Malkuth cherche querelle.

Battons nous ensemble ?
Coupons les verrous de ce qui nous ressemble ?
Des Oracles destinés à mourir sous les coups,
D'une réalité bien vengeresse.
Serons nous aimés un jour pour nos faiblesses ?


jeudi 2 juin 2016

Le refus de la Matrice

Quand tous mes amis m'ont laissé tomber,
Quand j'ai tenté de méditer,
Quelques verbes improvisés...

Il n'y avait que ta main à saisir.
Si loin dans l'avenir.
Je pouvais espérer quelque chose,
Arranger quelques proses.

Je ne souriais même plus de ce beau Spleen.
Il n'y avait que tristesse et abîme.
Comment aurais-je pu vivre encore ?
N'espérer délivrance que par la mort.

Et voilà les belles rimes.

Qui nous donnent ivresse autant que sagesse.
Alors j'ai tenté d'envoyer des bouteilles à l'amer.
Un peu d'esthétique prouesse pour une belle noblesse,
Qui me plie bien à terre.

Aujourd'hui, j'ai chuté.
Demain serai-je relevé ?
Y doit-on voir à tes côtés,
L'évidence des âmes blessées ?

Si poète, je vis en tant que tel,
Maudis moi. Aime toi rebelle.
Car jamais je ne suivrai le chemin destiné.
La matrice refuse les cœurs blessés.