vendredi 7 avril 2017

Hermes contre Athena

Corps scellés malgré distance, être éloigné.
Magie brûlée qui crée démence, et étouffer.

Toujours loin de toi,
Sans te toucher.
Ta voix, tes bras,
Attendre moitié.

Un mois par ci,
Un mois par là.

Âmes qui voyagent de ci, de là.
Un jour chez toi, un jour chez moi.

Et cette attente insondable de nos cœurs réunis.
Quand verrons nous nos vols de bonheur acquis ?
Tes ailes et ton parfum qui laissent empruntes,
Peu de temps sur nos unions succinctes.

Trop court pour mon amour.
Trop loin pour donner à tes mains :
Bagues, Lys, Roses et velours,
Et voir fleurir entre tes doigts, enfin,
L'arche qui composera le jour,
De ce que l'on promettra au destin :

Toi et moi au Soleil dormant,
Lune de nos yeux sur autel charmant.
Lien que tu demanderas pour nous à jamais,
Avec nos espoirs les plus fous que je ne refuserai.

Mais ce diable du temps et des voyages,
Hermès qui n'écoute que viles sources d'un autre âge,
Demande patience sans considérer urgence.
Vit-il, lui, nos sens ?
Nos carences ?

Sait-il que j'ai besoin de toi ?
A réclamer guerre, je prierai Athena.

Ainsi Sagesse de nos paupières,
Nous vivrons sans amertume,
Une trop longue guerre,
Et nous rejoindrons dans la brume.

Sous l'arche des Roses et des Lys,
Nous trouverons enfin délice.
Moria sera notre esquisse,
Paix retrouvée sur nos âmes en supplice.