dimanche 3 septembre 2017

La Muse infidèle

Elle me trompe.
Avec qui ? Et combien est-il ?
Je ne peux rompre.
On s'aime aussi. Quelle heure est-il ?

Observer ses mensonges.
Lire ma colère la nuit.
Horreur de mes songes.
Je sais qui je suis.

Et ces cornes que je porte.
Estime des malpropres...

Me réveiller avec son corps,
Qui n'appartient qu'à elle.
Désespérant de mon sort,
Lorsqu'elle me brise les ailes.

Et pourtant l'on s'aime...
Mon dieu que l'on sème,
Nos tristesses et sa jalousie.
Et d'elle, j'ai toujours envie.

Succube de ma détresse.
Divinité de la fesse.

Me voilà bien bas à présent.
Dans les éons des temps...
Et d'appartenir à son cœur.
Emprisonné de malheurs.

Mensonges ! Mensonges ! Mensonges !
Tu mens et tu songes... A moi. A qui ?
A qui d'autre dans notre lit ?



vendredi 1 septembre 2017

Mélancolie de l'émoi

Six mois, de nos envies.
Si moi, j'avais une vie,
Que toi. Seule toi, tu embellis.

Colères, disputes,
De nos cœurs si bruts,
Météo parfois pourrie,
Chauds et froids : on les nourrit.

Acteurs de l'aventure, Chérie toujours enfant.
Faveurs que tu procures, amie de nos moments.
Et puis ces sourires, toujours adolescents.

Car rien ne vieillit pour nous.
Aucune fin, mais malgré tout :
Amertume de te connaître si tard.
Lorsque l'on doit rattraper retard,

Et nos bagages que l'on porte.
Si lourds devant nos portes.

Alors que l'on voyagerait vers ce rêve,
De s'être aimés un matin, lors d'une trêve.
Quand notre jeunesse était neuve, remplie espoir,
Avant de regarder le soir en notre miroir.

Mais aujourd'hui enfin, quand même.
Écrire notre fin ensemble,
Que je t'aime.

Toi unique, veuve de nos passés.
Et je fais peau neuve. En tuant cette vérité.

Celle d'avoir vécu.
Avec trop d'adversaires.
La voilà notre mue.
Et notre anniversaire.