vendredi 1 septembre 2017

Mélancolie de l'émoi

Six mois, de nos envies.
Si moi, j'avais une vie,
Que toi. Seule toi, tu embellis.

Colères, disputes,
De nos cœurs si bruts,
Météo parfois pourrie,
Chauds et froids : on les nourrit.

Acteurs de l'aventure, Chérie toujours enfant.
Faveurs que tu procures, amie de nos moments.
Et puis ces sourires, toujours adolescents.

Car rien ne vieillit pour nous.
Aucune fin, mais malgré tout :
Amertume de te connaître si tard.
Lorsque l'on doit rattraper retard,

Et nos bagages que l'on porte.
Si lourds devant nos portes.

Alors que l'on voyagerait vers ce rêve,
De s'être aimés un matin, lors d'une trêve.
Quand notre jeunesse était neuve, remplie espoir,
Avant de regarder le soir en notre miroir.

Mais aujourd'hui enfin, quand même.
Écrire notre fin ensemble,
Que je t'aime.

Toi unique, veuve de nos passés.
Et je fais peau neuve. En tuant cette vérité.

Celle d'avoir vécu.
Avec trop d'adversaires.
La voilà notre mue.
Et notre anniversaire.